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Rue Mie Rodenbour

Niederanven
Institutrice, journaliste, écrivaine
Nom
Mie
Rodenbour
Année de naissance
1897
Année de décès
1959
Lieux de résidence
Hostert, Perlé ¦ Allemagne

Who is she?

« Il y a deux microbes dont je n'ai jamais pu me débarrasser de toute ma vie : celui des voyages, qui a commencé par le fait de gagner de l'argent et celui de l’écriture. » (1)


Née à Hostert en 1897, des parents Johann Rodenbour et Marie Nickels, Mie est issue d’une famille nombreuse, avec huit frères et sœurs. Dès sa tendre enfance, elle développe une passion pour la lecture, qu’elle exprime ainsi : « Ces livres qui sont des amis, qui racontent les plus merveilleuses histoires du plus merveilleux des mondes, qui donnent rendez-vous aux flammes, aux temps, et à la musique des nuits si bleues... ».

Après avoir fréquenté l’École normale d’institutrices, Mie Rodenbour enseigne à Perlé, où elle fait la connaissance de son collègue Albert Wingert, qu’elle épouse en 1922. En 1923, elle accompagne son mari en Sarre, où il est nommé directeur des écoles françaises, placées sous la tutelle de la Société des Nations. De son côté, Mie devient chargée de cours à Völklingen.

Après la montée au pouvoir d’Hitler, le couple retourne au Luxembourg et en 1933, Mie Wingert-Rodenbour quitte son époux. Incitée par Kathrin C. Martin, qu’elle avait rencontrée lors de son séjour à Perlé, elle se lance dans le journalisme. Elle entretient également des amitiés avec Ry Boissaux et Maria Gleit.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle subvient à ses besoins en louant des chambres à des étudiant·es. Après la guerre, Mie Rodenbour devient rédactrice à La Meuse-Luxembourg, notamment responsable de la page consacrée au Luxembourg. Parallèlement, elle occupe un emploi à mi-temps à la Bibliothèque nationale. A partir de 1946, elle intègre le comité de la Société des naturalistes luxembourgeois.

Mie Rodenbour est une écrivaine prolifique : elle compose des poèmes témoignant de son amour pour la nature, ainsi que des narrations et récits de voyage. Son recueil de nouvelles « Feuer, Frauen und Firnen » (1946) rassemble cinq histoires illustrant diverses destinées féminines. Dans « Hepp weiss Bescheid », publié initialement dans « Luxemburger Wort », elle cherche à transmettre, de manière ludique, des connaissances sur la faune et la flore à un jeune public. Ses souvenirs de pays lointains se cristallisent également en contes et poèmes. Un trait caractéristique de son œuvre est son sens inné de l’humour et sa passion pour la plaisanterie spirituelle.

L’écrivaine décède le 4 février 1959.

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(1) Luxemburger Wort du 17 avril 1957

Sources :

● https://www.autorenlexikon.lu/page/author/163/1636/FRE/index.html

● Luxemburger Wort du 17 avril 1957

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